Nous la mer elle nous a pris, on se souvient, un mercredi.
On a troqué nos bottines, et nos gore-tex un peu zone
Contre une paire de fausses dockside et de bons cirés jaunes...
Euh, pour les cirés c'est faux, il faisait chaud et on était en t-shirt.
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| On prend la mer à Gibraltar. |
Notre première étape transatlantiques d'aviron 8 jours ont été assez agités... littéralement.
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| Selon les instruments, tout va bien. |
Quelques jours après avoir quitté Gibraltar, il a fallu que David nous explique qu'avoir minimum 20 nœuds de face avec des creux de 5 mètres n'était pas tout à fait standard comme conditions de voile. N'ayant pas beaucoup d'expérience, nous nous étions habitués et nous étions même satisfaits car notre taux de vomi était toujours de 0. On avait même le plaisir de découvrir toute une série de disciplines parallèles à la voile: faire tenir un maximum d'aliments dans une poêle entre le début et la fin de la cuisson, dormir dans l'équivalent d'une machine à lavée qui serait jetée en marche dans les chutes du Niagara, marcher en se cassant le minimum de dents, faire du slalom entre les cargos la nuit, faire des nuits de 3h, manger des choses bizarres à des heures bizarres, pomper l'eau qui sort du bas, éponger l'eau qui vient du haut, etc. Bref, ne nous voilons pas la face, nous sommes des héros.
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| Sam, qui part faire des régates aux Antilles... la classe. |
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| David, meilleur skipper de l'Atlantique, en plein pelage de patates |
Ensuite les conditions se sont améliorées et on a pu voir des dauphins, des baleines, des sacs plastiques et commencer à pêcher. Faute de thon, nous avons fini par manger des haricots, ce qui nous a permis d'avoir un peu plus de vent.
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| On pourra toujours manger l’appât, un petit calamar qui s'est suicidé sur notre pont. |
Commentaire: Vu qu'on n'attrapait pas grand chose le skipper nous a balancés à la mer pour attraper des requins mais ça n'a pas fonctionné non plus.
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| La preuve.. |
Grâce à David et Sam, malgré les conditions que des faibles qualifieraient de difficiles, le voyage a été très agréable et s'est déroulé dans une super ambiance. C'était un cata marrant.
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| Des dauphins très sociables. Ça fait Flipper. |
D'entrée de jeu, la barre (haha, c'est un jeu de mot) a été mise assez haute (même Sinik en avion ne pourrait pas la décrocher), ce qui risque de nous rendre un peu difficiles sur le choix des bateaux à venir.
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| Alexian dans toute sa splendeur |
Et puis nous sommes arrivés à Tenerife. Dès notre arrivée, on a filé au bar prendre quelques bières, pour transformer le mal de terre en mal de tête.
Tenerife, pour celles et ceux qui ne connaissent pas, c'est l'endroit où on fabrique les vieux Allemands. Il y en a des tas d'usine, souvent en bord de mer (probablement que la création de vieux requiert de l'iode).
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| Tût tût |
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| Le Teide |
Ensuite, grâce à Dave de nouveau, on a été logés par deux jeunes Autrichiens qui se lancent dans la traversée de l'Atlantique. Ils nous ont fait découvrir l'île, notamment le Teide, sommet de l'Espagne, et nous ont amené manger un lapin (ils le méritent bien, ces sales petites bestioles).
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| Michael, vice-champion du monde de cata, et Mathias, grimpeur, qui partent pour la transat |
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| La plus canon |
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