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| La vue du balcon ces dernières semaines... |
Notre séjour à Tenerife a commencé dans le sud de l'île, mais après le tour des marinas locales, nous avons dû nous exiler dans le nord, à Santa Cruz. Dès notre arrivée, nous avons rencontré Gildas, qui nous a invité sur "le plus beau bateau de la marina"* . Nous avons passé des heures à l'écouter: il a exercé presque toutes les professions liées au nautisme, de quoi faire passer wikipedia pour un quatrième de couverture. Aussi, père de curé, il doit être pote de Jésus car toute l'eau du bateau semblait avoir été transformée en vin.
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| Gildas, à bord de Mister Fizz pour l'apéro |
Ensuite, Guillaume et Priscille, très sympathique couple de jeunes Français, ont pris le relais pour assurer la réputation de l'hospitabilité marine. Après une semaine de rando et de petits boulots sur le bateau, ils nous ont proposé d'embarquer avec eux sur Mister Fizz vers le Cap Vert. Cela mettait donc un terme à notre séjour canarien, où nous avons pu découvrir les à-côtés de la voile, comme la plongée à la recherche - vaine - des lunettes de Pauline dans la marina, ou l'escalade au mat du bateau de nos hôtes.
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| Rando dans le parc du Teide |
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| C'est qui ce connard qui bloque la vue? |
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| Le Teide en question |
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| Toujours lui, un peu plus tard... |
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| Une beauté pour Mister Fizz avant le départ |
La veille du départ, Guillaume, grand amateur de jeux de mots aussi sophistiqués que les miens (Dam), écrivait à ses parents: "Avec quatre quarts de nuit, ça va être du gateau". La traversée s'est en effet passée très facilement... à part quelques aventures culinaires. Le chili con corned beaf a réalisé une double envolée: un vol plané à travers le carré (comme son homonyme liégeois, c'est l'endroit où il y a de la vie et ça bouge beaucoup) qui aurait mis la honte aux frères Wright et, en cours de réchauffage dans une cocotte minute, le plat latino s'est senti épris de liberté et a traversé le bateau avant d'atterir dans la cabine de nos hôtes. Le skipper, surpris, s'est reveillé en constatant: "il y a du chili sur la table de nuit". A côté de ça, le tsunami de riz qui a amidoné le parquert de la cuisine n'était qu'un prétexte à blague vaseuse.
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| Il a l'air sympa comme ça le chili, mais c'est une sale raclure |
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| Salle de bain avec vue sur mer... |
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| Ohé du bateau |
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| Le pain de Priscille: du grand art 100% français ! |
Aussi, nos tentatives de pêche ont été aussi fructueuses que des négociations gouvernementales belges. Non, nous n'avons pas terminé avec des nazis à bord, mais nous avons du nous reprendre à plusieurs reprises avant qu'un poisson volant daigne se suicider sur le pont, probablement par pitié. Certains de nos bouts de ligne en acier ont même été sectionnés (cette fois-ci, c'est Maggie de Block qui avait du mordre à l'hameçon). Pas de quoi en changer une constitution : nous avions du thon en boite (zut, j'ai déjà fait la blague sur Maggie de Block). **
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| Frimeurs ! |
Après quelques duo de ukulélé et guitare dignes de Siphon et Garfencule ou d'Hernie Vedder (du célèbre groupe Confiture à la Perle), nous sommes arrivés au Cap Vert, sur l'île de Sal.
Première surprise, le Cap Vert n'est pas vert et l'île de Sal est propre. Ne nous laissant pas abattre par un peu de publicité mensongère, nous sommes descendus du bateau pour découvrir la petite ville de la Palmeira (où, vous l'aurez deviné, il n'y a pas de palmiers).
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| Dernière manœuvre avant l'arrivée à Sal, avec Priscille qui barre et prend les photos, la classe. |
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| Le mouillage, à Sal |
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| Espargos, Sal |
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| Le port de Sal, la nuit |
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| Le Cap jaune? |
Nos premières courses n'ont pas été sans peine puisque aucune enseigne n'indique les magasins. Ayant eu l'audace de passer la tête dans un entrebaillement de porte, nous avons trouvé une famille de Chinois assise au milieu de rangées de conserves et avons décidé qu'il s'agissait du supermarché local. Aucun fruit ou légume ne pousse sur l'île, nos achats se sont donc limités à quelques boîtes, des patates douces et du grogue, un rhum local à faire tousser un pirate. Le breuvage nous a notamment servi à achever un poisson acheté très frais: encore une victime de la grogue.
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| Terre en vue ! |
Après quelques visites, nous sommes partis vers l'île de São Vicente. Nous avons embarqué sur un ferry pour une traversée de 22 heures, entourés de Cap Verdiens qui ont passé le trajet à nous exposer leur menu de la veille. Contents d'arriver à Mindelo, le point de départ de nombreuses embarcations pour la traversée de l'Atlantique, nous avons été accueillis sur le bateau de Laurine et Gauthier, rencontrés aux Canaries. Cela fait donc des semaines que nous n'avons plus passé de nuit sur la terre ferme. Le lendemain, nous avons trouvé un bateau pour la Guadeloupe.
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| Tout droit, après le nuage, 2e à gauche |
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| Du vert au Cap Vert ! (Santo Antão) |
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| Street art à Paul, Santo Antão |
Nous voici donc bientôt partis pour deux-trois semaines de transatlantique... pas de quoi en faire un traité.
Comme on dit à cette période de l'année, joyeuse fête du vieux rouge (pas Staline, l'autre) et bon achat de calendrier.
*(c) Gildas. Nous le confirmons, mais en accordant l'égalité avec Mister Fizz.
**Pour les non-Belges (personne n'est parfait), notre gouvernement actuel comporte des ministres qui ne doivent pas se demander ce qu'ils auraient fait s'ils étaient nés en 17 à Leidenstadt, et Maggie de Block est une ministre cubique qui excellaient à refuser l'asile aux Afghans au prétexte que leur pays n'était plus en guerre (en confondant sans doute la distribution de pruneaux qu'y fait l'armée belge avec une activité agricole). Maintenant elle est ministre de la santé... je vous laisse faire une recherche Google pour comprendre la blague.
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