Vu que je ne suis pas aussi douée que Dam pour vous raconter notre voyage en vous faisant rire, je vais de mon côté alimenter ce blog avec de l'information plus pratico-pratique.
Si jamais en lisant notre blog, vous avez envie de tenter l'aventure du bateau-stop, voici quelques conseils que nous avions reçus avant de partir et qui semblent plutôt bien fonctionner vu notre expérience :
1. Demander en face à face aux skippers et skippeuses
Pour trouver un bateau, il y a bien évidemment une recherche préalable qui peut se faire via internet (Sail The World, OceanCrewLink, Vogavecmoi et Bourse-aux-équipiers). Ce que nous ne savions pas c'est qu'il y a également moyen de mettre une annonce dans les bureaux des marinas. N'hésitez pas à la préparer à l'avance à l'ordinateur pour pouvoir facilement l'imprimer et la modifier si nécessaire. De même, préparez des petits papiers avec votre adresse mail et numéro de téléphone... on n'en a jamais assez.
Cependant, ce qui a fonctionné pour nous est de faire le tour des pontons et alentours en s'adressant directement aux équipages (petit truc: les chaussures à semelles blanches et la veste à capuche fluo sont de bons indices pour les repérer).
2. Choisir les personnes à qui on demande
Avant d'interpeller les skippers, il vaut mieux être sûr que la vie en communauté dans un espace restreint sera faisable avec lui et son équipe. Par exemple, de notre côté, nous avons évité les vieux loups de mer qui ne recherchent qu'une compagnie féminine ou encore les hommes qui nous semblaient un peu trop portés sur la bouteille. Le but étant de passer un bon moment avec eux il faut donc être sûr que le courant passe bien car une fois à bord et en mer il est trop tard pour faire demi-tour. Du coup, si c'est faisable, essayez de passer quelques jours à bord du bateau avant de partir afin de confirmer votre choix.
Aussi, et peut-être contrairement au stéréotype, il n'y a pas que des gens fortunés qui naviguent, mais aussi des jeunes couples qui se saignent pour acheter un bateau puis le revendent à l'arrivée, des familles qui ont construit un bateau de leurs mains, des nomades qui vivent sur la mer, etc. Bref, cette grande diversité devrait vous permettre de trouver chaussure à votre pied.
3. Etre réaliste par rapport à ses possibilités d'embarquement
Cela ne sert à rien de s'attarder aux petits bateaux avec un équipage déjà conséquent (4-5 personnes)... ils sont probablement au complet.
4. Etre soi-même et sourire
Pour trouver l'équipage qui convient, un seul conseil (enfin deux) restez vous-mêmes et aussi souriez. En effet, cela semble assez bête mais on a pu remarquer qu'un sourire aide à attirer la sympathie des gens qui du coup se souviennent de nous par la suite et nous aident s'ils le peuvent (en nous hébergeant, en parlant de nous à leurs voisins de ponton, etc.). N'oubliez pas que les équipages vont surtout faire confiance à leur première impression (le "waw effect" selon Priscille)... soignez-la ! Et puis restez soi-même permet de voir rapidement si le courant passe bien et si l'expérience sera une réussite.
5. Faire parler les gens
Les bons conseils et les propositions d'hébergement arrivent souvent après une discussion. Cela permet également de sympathiser avec les gens qu'on finit toujours par recroiser quelque part.
6. Ne pas trop prêter d'attention aux pessimistes
Beaucoup de gens vous diront que vous êtes là trop tôt, et au mauvais endroit, n'y prêtez pas attention car il y aura toujours des bateaux tant que vous êtes dans la bonne période.
7. Etre prêt à vivre en communauté dans un espace restreint
Le bateau-stop, en dehors d'être un moyen de transport (pas spécialement le plus économique et en aucun cas le plus rapide), est une expérience humaine avec toutes les rencontres qui découlent de la recherche mais également de par la vie en espace restreint pendant une période plus ou moins longue. Il faut donc être prêt à vivre en communauté, avec des inconnus qui ont leurs habitudes, leurs manies, etc. sur leur bateau et avec lesquelles il faut donc être prêt à s'adapter.
8. Etre prêt à faire des quarts de nuit
Contrairement au transport de passagers, le bateau-stop requiert d'être prêt à participer à la vie à bord (cuisine, réparation du bateau, etc.) et surtout d'être prêt à faire des quarts ce qui signifie que pendant plusieurs heures (2-3h) en journée et pendant la nuit vous devrez surveiller le bateau pour être sûr d'éviter les autres bateaux mais également pour faire attention au vent afin que les voiles soient toujours bien réglées.
9. Avoir quelques notions de voile
Il n'est pas nécessaire d'être un pro de la voile pour pouvoir embarquer sur un bateau mais le fait d'en avoir un peu fait au préalable nous a souvent avantagé par rapport à de réels débutants. N'hésitez pas à mettre en avant également vos expériences de planche à voile, kitesurf, etc., tout ce qui montrera que vous savez en quelque sorte "lire le vent".
10. Ne pas se faire arnaquer
Certaines personnes semblent prendre des bateaux-stoppeurs pour rembourser l'emprunt du bateau. Évitez-les ! Ils sont probablement moins intéressés par la rencontre humaine. Il est tout-à-fait possible et raisonnable de payer environ 10-15€ par jour par personne, voire même de ne rien payer ou encore de se faire payer (c'est arrivé à un bateau stoppeur inexpérimenté rencontré à Gibraltar)!
11. Avoir du temps
Si le voilier est lent, le bateau stop l'est encore plus. Les changements de programme sont fréquents et les attentes (pour casse, réparation et surtout météo) encore plus.
Même si parfois la situation peut paraître désespérée, tous les bateaux-stoppeurs que nous avons rencontré ont fini par trouver une embarcation.
12. N'obéissez pas aux interdictions qui n'ont pas beaucoup de sens
Les marinas sont des endroits qui se veulent assez select, et ils n'apprécient parfois pas que des backpackers en tong viennent parler à leur clients. Ne les écoutez pas lorsqu'ils vous demandent de ne pas aller sur les pontons, car c'est ce qui fonctionne le mieux, et si vous restez cordiaux et ne dérangez pas les gens en plein repas ou en cours de sieste, vous ne serez jamais mal reçus.
Si les accès aux pontons sont fermés, demandez aux équipages de vous tenir la porte, ils le feront volontiers, et ce sera une occasion de plus d'ouvrir la discussion.
13. Comptez sur la sympathie des marins
Presque toutes les personnes que nous avons rencontré ont été particulièrement sympathiques, aidantes, accueillantes et généreuses. Chercher un bateau est souvent loin d'être désagréable grâce aux rencontres qu'ont fait.
Nous ne sommes évidemment pas devenus des experts en bateau-stop mais j'espère que ces quelques conseils pourront vous aider si jamais vous décidez de le tenter.
Les bons plans
Gibraltar: ne pas oublier la marina de La Linea de Concepcion (côté espagnol), en plus de celles de Gibraltar: Ocean Village et Queens Bay. Nous avons trouvé un bateau en 24 heures.
Faute de mieux, pensez à vous loger et à manger côté espagnol.
Tenerife: Les marinas qui valent la peine sont, dans l'ordre, Santa Cruz, San Miguel et Las Galletas. Oubliez les autres qui ne sont fréquentées que par très peu de hauturiers.
Nous avons trouvé un bateau à Santa Cruz après une dizaine de jours de recherche.
Cap Vert: La seule marina est à Mindelo. Le personnel est très antipathique mais il y a de nombreux bateaux qui traversent l'Atlantique. Tous les bateaux stoppeurs y trouvent leur bonheur rapidement. Nous avons trouvé un bateau en moins d'une heure pour la Guadeloupe.
Vu la destination, le bateau-stop ne s'arrêtera pas là pour nous.
Si jamais en lisant notre blog, vous avez envie de tenter l'aventure du bateau-stop, voici quelques conseils que nous avions reçus avant de partir et qui semblent plutôt bien fonctionner vu notre expérience :
1. Demander en face à face aux skippers et skippeuses
Pour trouver un bateau, il y a bien évidemment une recherche préalable qui peut se faire via internet (Sail The World, OceanCrewLink, Vogavecmoi et Bourse-aux-équipiers). Ce que nous ne savions pas c'est qu'il y a également moyen de mettre une annonce dans les bureaux des marinas. N'hésitez pas à la préparer à l'avance à l'ordinateur pour pouvoir facilement l'imprimer et la modifier si nécessaire. De même, préparez des petits papiers avec votre adresse mail et numéro de téléphone... on n'en a jamais assez.
Cependant, ce qui a fonctionné pour nous est de faire le tour des pontons et alentours en s'adressant directement aux équipages (petit truc: les chaussures à semelles blanches et la veste à capuche fluo sont de bons indices pour les repérer).
2. Choisir les personnes à qui on demande
Avant d'interpeller les skippers, il vaut mieux être sûr que la vie en communauté dans un espace restreint sera faisable avec lui et son équipe. Par exemple, de notre côté, nous avons évité les vieux loups de mer qui ne recherchent qu'une compagnie féminine ou encore les hommes qui nous semblaient un peu trop portés sur la bouteille. Le but étant de passer un bon moment avec eux il faut donc être sûr que le courant passe bien car une fois à bord et en mer il est trop tard pour faire demi-tour. Du coup, si c'est faisable, essayez de passer quelques jours à bord du bateau avant de partir afin de confirmer votre choix.
Aussi, et peut-être contrairement au stéréotype, il n'y a pas que des gens fortunés qui naviguent, mais aussi des jeunes couples qui se saignent pour acheter un bateau puis le revendent à l'arrivée, des familles qui ont construit un bateau de leurs mains, des nomades qui vivent sur la mer, etc. Bref, cette grande diversité devrait vous permettre de trouver chaussure à votre pied.
3. Etre réaliste par rapport à ses possibilités d'embarquement
Cela ne sert à rien de s'attarder aux petits bateaux avec un équipage déjà conséquent (4-5 personnes)... ils sont probablement au complet.
4. Etre soi-même et sourire
Pour trouver l'équipage qui convient, un seul conseil (enfin deux) restez vous-mêmes et aussi souriez. En effet, cela semble assez bête mais on a pu remarquer qu'un sourire aide à attirer la sympathie des gens qui du coup se souviennent de nous par la suite et nous aident s'ils le peuvent (en nous hébergeant, en parlant de nous à leurs voisins de ponton, etc.). N'oubliez pas que les équipages vont surtout faire confiance à leur première impression (le "waw effect" selon Priscille)... soignez-la ! Et puis restez soi-même permet de voir rapidement si le courant passe bien et si l'expérience sera une réussite.
| Le bateau des deux Autrichiens (Michael et Mathias) qui nous ont hébergés à San Miguel |
Les bons conseils et les propositions d'hébergement arrivent souvent après une discussion. Cela permet également de sympathiser avec les gens qu'on finit toujours par recroiser quelque part.
| Echange de livres et d'informations sur l'agroécologie avec Cécile que nous avions rencontré à Tenerife et revu au Cap Vert |
6. Ne pas trop prêter d'attention aux pessimistes
Beaucoup de gens vous diront que vous êtes là trop tôt, et au mauvais endroit, n'y prêtez pas attention car il y aura toujours des bateaux tant que vous êtes dans la bonne période.
7. Etre prêt à vivre en communauté dans un espace restreint
Le bateau-stop, en dehors d'être un moyen de transport (pas spécialement le plus économique et en aucun cas le plus rapide), est une expérience humaine avec toutes les rencontres qui découlent de la recherche mais également de par la vie en espace restreint pendant une période plus ou moins longue. Il faut donc être prêt à vivre en communauté, avec des inconnus qui ont leurs habitudes, leurs manies, etc. sur leur bateau et avec lesquelles il faut donc être prêt à s'adapter.
8. Etre prêt à faire des quarts de nuit
Contrairement au transport de passagers, le bateau-stop requiert d'être prêt à participer à la vie à bord (cuisine, réparation du bateau, etc.) et surtout d'être prêt à faire des quarts ce qui signifie que pendant plusieurs heures (2-3h) en journée et pendant la nuit vous devrez surveiller le bateau pour être sûr d'éviter les autres bateaux mais également pour faire attention au vent afin que les voiles soient toujours bien réglées.
9. Avoir quelques notions de voile
Il n'est pas nécessaire d'être un pro de la voile pour pouvoir embarquer sur un bateau mais le fait d'en avoir un peu fait au préalable nous a souvent avantagé par rapport à de réels débutants. N'hésitez pas à mettre en avant également vos expériences de planche à voile, kitesurf, etc., tout ce qui montrera que vous savez en quelque sorte "lire le vent".
10. Ne pas se faire arnaquer
Certaines personnes semblent prendre des bateaux-stoppeurs pour rembourser l'emprunt du bateau. Évitez-les ! Ils sont probablement moins intéressés par la rencontre humaine. Il est tout-à-fait possible et raisonnable de payer environ 10-15€ par jour par personne, voire même de ne rien payer ou encore de se faire payer (c'est arrivé à un bateau stoppeur inexpérimenté rencontré à Gibraltar)!
11. Avoir du temps
Si le voilier est lent, le bateau stop l'est encore plus. Les changements de programme sont fréquents et les attentes (pour casse, réparation et surtout météo) encore plus.
Même si parfois la situation peut paraître désespérée, tous les bateaux-stoppeurs que nous avons rencontré ont fini par trouver une embarcation.
12. N'obéissez pas aux interdictions qui n'ont pas beaucoup de sens
Les marinas sont des endroits qui se veulent assez select, et ils n'apprécient parfois pas que des backpackers en tong viennent parler à leur clients. Ne les écoutez pas lorsqu'ils vous demandent de ne pas aller sur les pontons, car c'est ce qui fonctionne le mieux, et si vous restez cordiaux et ne dérangez pas les gens en plein repas ou en cours de sieste, vous ne serez jamais mal reçus.
Si les accès aux pontons sont fermés, demandez aux équipages de vous tenir la porte, ils le feront volontiers, et ce sera une occasion de plus d'ouvrir la discussion.
13. Comptez sur la sympathie des marins
Presque toutes les personnes que nous avons rencontré ont été particulièrement sympathiques, aidantes, accueillantes et généreuses. Chercher un bateau est souvent loin d'être désagréable grâce aux rencontres qu'ont fait.
Nous ne sommes évidemment pas devenus des experts en bateau-stop mais j'espère que ces quelques conseils pourront vous aider si jamais vous décidez de le tenter.
Les bons plans
Gibraltar: ne pas oublier la marina de La Linea de Concepcion (côté espagnol), en plus de celles de Gibraltar: Ocean Village et Queens Bay. Nous avons trouvé un bateau en 24 heures.
Faute de mieux, pensez à vous loger et à manger côté espagnol.
| Sam et Dave et leur catamaran (Gibraltar-Tenerife) |
Nous avons trouvé un bateau à Santa Cruz après une dizaine de jours de recherche.
| Priscille et Guillaume et leur bateau (Tenerife-Cap Vert) |
Cap Vert: La seule marina est à Mindelo. Le personnel est très antipathique mais il y a de nombreux bateaux qui traversent l'Atlantique. Tous les bateaux stoppeurs y trouvent leur bonheur rapidement. Nous avons trouvé un bateau en moins d'une heure pour la Guadeloupe.
| Laurine et Gauthier qui nous ont hébergés dès notre arrivée au Cap Vert |
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