... ou la traversée de l'Atlantique
Une petite carte accompagnant les articles indiquera dorénavant l'endroit où nous nous trouvons
| Un chat garde son territoire à Mindelo, au Cap Vert |
Le skipper, Alain, Françoise, Pau et moi sommes prêts. Les vannes sont fermées, les amarres largués, les pleins d'eau et de diesel faits: nous quittons le Cap Vert sur Lystia, le superbe Amel Sharki (et Hutch) qui sera notre maison et véhicule.
"Que c'est agréable quand tout va bien"
Ça ne dure pas. Au bout de 10 minutes de glorieuse navigation, le phare de la baie se trouve étrangement sur notre trajectoire : si on continue sur le cap donné par les instruments, on ira le chatouiller de la proue. Tout le système électronique avait pourtant été révisé. Pas le choix, il faut rentrer à la marina. Entre temps la nuit est tombée. Tout port qui se respecte est indiqué par des lumières rouges et vertes. Ce qui est bien, sauf que ce sont aussi les couleurs favorites des commerçants du front de mer pour leurs enseignes. C'est donc de mémoire que nous rentrons à la marina, en évitant poliment les pêcheurs et les cargos.
| Dernier coucher de soleil avant le départ |
Nous retrouvons le large le lendemain. Nous larguons les voiles et, après quelques heures, allumons le moteur pour charger les batteries.
"Que c'est agréable quand tout va bien"
| Des idées pour plus tard ? |
Soudain, le ronronnement du moteur laisse place à une alarme digne d'un cri d'adolescente à un concert de Justin Bridou : on a pété la courroie qui alimente l'alternateur (pour la production d'électricité) et la pompe à eau (pour le refroidissement du moteur). Mieux encore, les courroies de remplacement prescrites par le constructeur sont trop courtes. Saupoudrez le tout d'un vent de 35 nœuds dans le dos, rendant un demi-tour aussi possible que la virginité d'une mère, et vous avez la recette pour passer un nuit le nez dans le moteur. Heureusement, nous trouvons une manière aussi orthodoxe que les Pussycat Dolls de remonter le schmilblik: tout fonctionne.
"Que c'est agréable quand tout va bien"
| Françoise et Alain préparent l'apéro, avant qu'un bon coup de gite de n'invite à la fête ? |
La chance semble nous sourire, nous pêchons trois dorades en trois jours (dont une énorme qui nous nourrira trois jours de plus). Nous célébrons la naissance du père Noël avec un bon kidibulle alcoolisé. Bref...
"Que c'est agréable quand tout va bien"
| "Préparation" du repas de Noël |
| Presque aussi grande que les truites de Rolley |
"Que c'est agréable quand tout va bien"
| Les couchers de soleil souvent magiques... (je vous aurais bien montré des levers de soleil mais je dormais) |
"Que c'est agréable quand tout va bien"
La panne électrique revient : il s'agit un problème au relais de charge. Heureusement, l'électricien joint au téléphone nous explique qu'on peut contourner ce problème. Malgré cela, l'arrivée sera bienvenue. Ça tombe bien, la vitesse augmente (un conseil: ne convertissez jamais les nœuds marins en km/h, c'est déprimant de savoir qu'on se ferait pourrir par un môme en tricycle), la consommation de diesel est moindre que prévu et on a tellement d'eau qu'on peut même se permettre de boire. On sent presque la caïpirinha.
"Que c'est agréable quand tout va bien"
| Les animaux qu'on le plus vu. Ils dormaient sur le bateau. |
Finalement, nous arrivons à Jacaré, près de la pointe est du continent sud-américain, dans une rivière bordée de mangrove, au-dessus de laquelle pointent les immeubles de João Pessoa. Nous voilà fatigué-es, heureux-ses, de l'autre côté de l'Atlantique. Pile deux mois après notre départ de Belgique.
Nous apprenons les nouvelles européennes, atterrés de voir qu'une bande d'enflures ont fini par trouver Charlie, et que d'autres enfoirés utilisent l’événement avec tant de brio qu'on les imagine content-e-s (je mets un "e" pour Marine) qu'ils se soient produits. Depuis l'autre côté de l'Atlantique, on redoute les réactions à la con qui semblent toujours fleurir dans ces moments, et on garde le regard sur celles et ceux qui embellissent le monde plutôt que de l'enlaidir.
| Petite caricature qu'on a vu circuler... |
Une chose est sûre: on a kiffé à krawak ! On remet ça demain s'il le faut !
...mais on n'a même pas mangé ce beurre...
| Premiers pas au Brésil |
| On ne pouvait tout de même pas avoir de blog sans un selfie... |
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